Culture

par Fred

La culture de la Thaïlande est profondément imprégnée par le bouddhisme theravâda, religion officielle et pratiquée par presque toute la population.

Il n’y a que 4 % de musulmans et moins d’1 % de chrétiens. Une grande part des arts, autant la peinture, la sculpture, l’architecture, la danse que la musique subit cette influence et est au service des représentations traditionnelles du bouddhisme et de ses dérivés. Conformément aux enseignements de Bouddha, les moines pratiquent l’ascétisme. Tous les matins, ils vont chercher leur nourriture auprès des habitants et des commerçants vers 6 h du matin et ce même dans la mégapole et capitale, Bangkok.

Les bouddhistes ne croient pas que la vie commence à la naissance et se termine avec la mort, mais plutôt que chaque personne a plusieurs vies basées sur les leçons de vie qui n’ont pas encore été apprises dues aux actes (karma) commis dans des vies antérieures.
Les bouddhistes croient que l’égoïsme et l’envie amènent la souffrance mais que la compassion et l’amour apporte le bonheur et le bien-être.
Le véritable chemin vers la paix est d’éliminer tout désir, une condition que les bouddhistes définissent comme le « nirvana »​​, un état indescriptible, libre du désir et de la souffrance, ou encore la renaissance qu’il amène tant la personne est complètement en harmonie avec son environnement.

On observe aussi depuis toujours une pratique des croyances animistes. L’animisme est le fait de croire en une âme, une force vitale, animant les êtres vivants, les objets et les éléments naturels. Elles se manifestent dans la croyance aux amulettes magiques et dans le culte domestique rendu aux « esprits du lieu » (chao thi), auxquels sont consacrées les maisons des esprits, petits édifices, présents parfois devant les habitations ou magasins et que les Thaïs remercient ou prient tous les jours s’ils le peuvent par des offrandes (des colliers de fleurs et de la nourriture).

En Thaïlande, on pourrait parler de la culture musulmane ou de la culture profane traditionnelle mais c’est surtout de la culture bouddhique qu’il est question puisque 95% de la population la pratique. A noter que la plupart des musulmans vivent dans le sud du pays, sur la péninsule, près de la frontière avec la Malaisie, dans les trois provinces de Pattani, Yala et Narathiwat. Malheureusement, de nombreux conflits entre musulmans et bouddhistes persistent à ce jour et l’actualité quotidienne est souvent entachée de faits dont on se passerait volontiers.

À l’origine, les Thaïs seraient venus de Chine du Sud (province du Yunnan) à partir du 9ème siècle. Toutefois, la langue thaïe n’a pas de parenté avec le chinois. Elle appartient au groupe tai de la branche dite kam-tai de la famille des langues taïes-kadaïes.

La culture bouddhique et traditionnelle englobe la Thaïlande entière, et comprend en gros deux types de cultures : la culture laotienne dans les provinces du Nord-Est et du Nord (appelées jadis « Lanna-Lao », puis « Lanna-Thai »), et la culture thaïlandaise (dite siamoise). Lorsque le pouvoir s’installe à Bangkok en 1782, après la destruction d’Ayutthaya par les Birmans en 1767, les dirigeants siamois font appel aux artistes et artisans lao pour construire la ville elle-même. La pagode du Bouddha d’Émeraude « Wat Prakao » à Bangkok fut érigée par ces derniers, emmenés de force par les siamois, après le sac de Vientiane (capitale actuelle du Royaume Lao) par l’armée siamoise vers 1778.

Le Nord-Est, ou Isaan, est habité par des populations proches des Lao, que l’on appelle « Thaï Isaan ». Ils ont une culture distincte (très fortement influencée maintenant par la télévision thaïlandaise), car ce territoire faisait partie intégrante du royaume lao de Lan Xang, avant l’arrivée des Français en 1893. Annexé définitivement par le Siam dans les années 1900, après le Traité franco-siamois du 3 octobre 1893, ce territoire prit le nom d’Isaan vers 1907-1910. Depuis lors, les Lao du Nord-Est ou les « Lao isaan » ont perdu petit à petit leur identité ethnique et ont eu du mal à sauvegarder leur culture d’antan. Dans les années 1930, sous Phibun, les Lao du Nord-Est étaient opprimés par le pouvoir en place : ils n’avaient entre autre pas le droit de parler lao, de chiquer du bétel ou, pour les femmes, de porter des jupes traditionnelles lao. Ils sont maintenant appelés les « Thaïs isaan ». La nourriture isaan est très spécifique à la région et est désormais recherchée, reconnue et particulièrement appréciée dans toute la Thaïlande.

Le thaïlandais ou thaï est la langue officielle du pays, et est parlé par au moins 85 % de la population. La seconde langue maternelle est le chinois, langue présente en deux dialectes et compte entre un et deux millions de locuteurs. L’anglais est la seconde langue administrative et la langue commerciale. Il est parlé comme seconde langue par environ trois millions de locuteurs réels ou partiels. Mais l’anglais a tendance à faire jeu égal avec le chinois, qui, cependant a toujours été important comme langue commerciale. Le français, qui fut la troisième langue administrative après le thaï et l’anglais, de 1885 à 1945, et la seconde langue diplomatique, après l’anglais, est très peu parlé par les Thaïlandais de nos jours (moins de 2000 francophones), mais de nombreux ressortissants français, belges, ou canadiens francophones vivent en Thaïlande, dans les zones touristiques. Le roi parle le thaï, l’anglais et le français, ce qui était dans la norme de l’éducation d’un prince avant 1946. La Thaïlande étant alors frontalière de la Birmanie ou Indes britanniques, et de l’Indochine française à l’est.


Le wai pour saluer

Le wai est la forme commune de salutation et adhère à des règles strictes de protocole.
De façon standard, il suffit de lever les deux mains, les paumes jointes avec les doigts pointant vers le haut comme utilisé lors de la prière et de les placer quelque part entre la poitrine et le front tout en baissant légèrement la tête.
Le wai est à la fois un signe de respect ainsi qu’une salutation. Respect et courtoisie sont démontrés par la hauteur à laquelle les mains sont tenues et la faible inclinaison de la tête pour rencontrer les pouces des deux mains jointes.
Le wai peut être fait alors qu’on est assis, en marchant ou debout.
La personne la moins âgée est la première à offrir le wai.
La personne âgée renvoie le wai, généralement avec les mains levées quelque part près de la poitrine.
Si une personne moins âgée est debout et veut saluer une personne plus âgée qui est assise, celle-ci va se baisser pour se mettre à la hauteur de la personne assise et incliner la tête tout en faisant le wai.
S’il ya une grande distance sociale entre deux personnes, le wai ne sera pas retourné.


Société hiérarchique

Les Thais respectent énormément les relations hiérarchiques.
Les relations sociales sont définies par le principe d’une personne qui est supérieure à une autre.
Les parents sont supérieurs à leurs enfants, les enseignants à leurs élèves, et les patrons à leurs subordonnés.
Quand les Thaïs rencontrent un étranger, ils vont essayer immédiatement de le placer dans une hiérarchie afin qu’ils sachent comment il doit être traité.
Cela se fait souvent par demander ce qui pourrait être considéré comme des questions très personnelles dans d’autres cultures.
L’état peut être déterminé par les vêtements et l’apparence générale, l’âge, le travail, l’éducation, le nom de famille, et les relations sociales.


Les valeurs familiales

La famille est la pierre angulaire de la société thaïlandaise.
La vie de famille est souvent plus soudée que dans les cultures occidentales.
La famille thaïe est une forme de hiérarchie avec les parents au sommet. Les enfants apprennent à respecter leurs parents.


Le comportement en société

Les Thaïs accordent une grande importance et beaucoup de valeur aux formes extérieures de courtoisie comme la politesse, le respect, le comportement et la maîtrise de soi afin de maintenir des relations harmonieuses.
Beaucoup de leurs règles sont des sous-produits de la religion bouddhiste.
Il s’agit d’une société non conflictuelle, dans laquelle le litige public ou la critique doivent être évités à tout prix.
Etre ouvertement en colère contre quelqu’un pourrait attirer la colère des esprits, ce qui pourrait amener violence et tragédie.
Critiquer ouvertement une personne est une forme de violence considérée comme une tentative délibérée d’offenser la personne réprimandée et cela ne se fait absolument pas.
Perdre la face est une honte pour un Thaïlandais alors il essaie d’éviter les confrontations et de rechercher des compromis dans les situations difficiles.
Si les deux parties ne s’entendent pas, on aura besoin d’avoir une prise de recul, encore une fois, sans perdre la face.


Les manières à table

La fourchette et la cuillère sont les ustensiles habituels. Toutefois, les nouilles sont souvent consommées avec des baguettes.
La cuillère est tenue dans la main droite et la fourchette dans la gauche. La fourchette est utilisée pour guider la nourriture vers la cuillère. Le riz collant, une spécialité du nord de la Thaïlande, est souvent mangé avec les doigts de la main droite.
La plupart des repas sont servis sous forme de buffets ou avec des plats placés au centre de la table.
On peut commencer à manger dès qu’on s’est servi.
Il n’est pas rare de laisser un peu de nourriture dans son assiette après avoir mangé pour montrer qu’on est rassasié car le fait de la terminer complètement pourrait signifier que l’on a encore faim.
Il faut essayer de ne pas laisser de riz dans l’assiette car cela peut être considéré comme du gaspillage. Le riz a une signification presque mystique dans la culture thaïlandaise.
Il ne faut pas prendre la dernière part d’un plat à moins d’y être convié et le fait de se lécher les doigts à table est quelque chose à éviter.


Offrir un présent

Si un Thaï propose de nous inviter chez lui, un cadeau n’est absolument pas obligatoire mais comme dans toute culture il sera toujours fortement apprécié.
Les Thaïs adorent emballer les cadeaux joliment car ils accordent pas mal d’importante à l’apparence. Les nœuds et les rubans ajoutent toujours un plus à leurs yeux.
Les cadeaux appropriés sont généralement des fleurs, des chocolats de bonne qualité, des produits typiques d’une région ou des fruits.
Pour les fleurs, il faut éviter les œillets car ils sont associés aux funérailles.
Il faut également éviter d’emballer un cadeau en vert, noir ou bleu car celles-ci sont aussi utilisées lors des funérailles.
L’or et la couleur jaune sont considérés comme des couleurs royales, de ce fait il sera toujours de bon ton d’utiliser l’un ou l’autre pour emballer un présent.
Il est important de n’utiliser que du papier rouge si l’on offre quelque chose à un Thaï chinois.
Les cadeaux ne sont pas ouverts à la réception.
L’argent est le cadeau habituel pour les mariages.


Texte en partie adapté de l’article « Thaïlande » sur Wikipédia

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